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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 00:58

Aux pénates des intérêts farouches attend !
Paume sur une joue vermeille, cachant une douleur ;
Genoux frappants son thorax en chaque temps
Il est compté, il condamne sa suave couleur
Faite de jeunesse et mariée à une foultitude qui prétend,
L’alliance au juron dans une noce de joueur ;
Venez ci-gît une âme suspendue à mi-temps ;
Regardez Marie en fureur ;

Grelottant de froid, craignant la géhenne
D’un lendemain où il n’y aura pas un humain,
Fait de tiédeur et ayant la femme sienne,
Yeux sur une porte ne se détachent, croyant une main
Pousse son désarroi, patientant une haine
Pleurant la brute qui la regagne du matin jusqu’au lendemain
Pauvre nature qui ne peut fuir la lâche hyène,
Derrière la savane l’épaisse jungle, sans flore, sans lapin

Misérable âme, dans un sceau proscrit, s’est engloutie,
Se noyant par le fait d’une pesanteur excommuniée
Qui cherche une anse, mais des doigts, sent une ortie
Qui lui saigne un écriteau sur une vie déjà niée,
Marqué sur un front, par cette auréole qui rôtie,
Amen que ce saint damné vous fasse ses oraisons bénies
Juchant des larmes qui, par vos gaietés, étaient sorties,
Dieu seul sait où va vous conduire cette manie

Et cet enfant, né d’une nuit de plaisir éphémère
Que c’est triste ce déshérité qui, dans une rue, s’abâtardit
Revenant au soir, cherchant du froment mais pas de mère
S’enivre donc sur les dents rouées de sa naissance et dit :
« Où donc ce rat a traîné ma pomme de terre ! »
Pourtant, cet enfant était bien né ce jour gras ; un mardi
Parce que, hélas, un avocat était rentré de chez le dentaire
Sans plaidoirie pour cette femme, point hardie

De sa bouche qui reçoit des crachats, jette des cendres
L’autodafé des entrailles par l’impie vie, morbide sort
Des calcinations intérieures dans la pénombre
On a bouché ce sourire par des larves, par la mort
Qui monte en elle comme montre le sable une ombre
Comme le mouvant grimpe sans attendre un remord
Que demande cet instant que des souvenirs en nombres ?
On en trouve qu’un enfant sans souper, pourtant il mord

Il examina sa vie avec la loupe de la torpeur
Faisant du matin au soir une promenade suspecte
Somnolant la réalité ; ses yeux, pour ce monde, luisent la peur
Cassant une vitre, il n’a pas attendu qu’un passant l’inspecte
Aux galopes, au point obscure pour manger sans saveur
Des amis le rattrapent qu’on partage la mie infecte
Pas de philanthropie sur ces petits êtres, pas de faveur
Parce que de la langue, ils n’expriment que de phrases abjectes ;

« On y va par ce trou du monde, on chassera la molosse
-va-vite, ta chienne a bien failli me mordre le confortable
-Poltron, je vous parie une broque que je ramènerai mon colosse
-Pare toi des puces et d’une postiche pour duper la fable
-Et en reniflant sa piste, un gaillard sera sur ma trousse
-S’il te ceintre rend lui sa morsure, sois donc affable
-Ton père l’était bien avec ta vielle en lui déposant sa mousse
-Oui, le bel homme a dû se débourser que je parvienne, une nuit rentable »

Que veulent ces bambins à part une journée toute faite ?
C'est-à-dire nuisible à la santé sociale et à la leur
Rousseau a omis d’écrire pour l’étriqué une traite
Qui ôte l’enfance des minutes, des loups et du malheur
De l’insolent temps qui le pousse vers une morbide retraite
Qui le prend par col et l’enfonce dans la vulve sans chaleur
Le crime deviendra nourrice, sous sa main une lame s’apprête
A éventrer, à avorter cet embryon en arme fait de pâleur

L’incision de l’âme, après, badigeonnée de noirceurs
Des difformités de l’enfant, on fait un spectacle
Un gnome est rieux, on lui apprend à être farceur
Sur notre dédain, devenu cécité au sourire spectral
On lui daigne un sou, mais son dîner n’a pas de facteur
L’adresse du hasard est douteuse comme une lumière astrale
Parvenue après mille ans, morte l’étoile et plus de bienfaiteur
Lampe divine est éternelle, ce depuis la nuit ancestrale

Dans une maison une marâtre haïe, et pourtant était la cause
L’enfant balbutie des mots qu’on entendra au Tartare
Deux ombres ne se parlent à qui était la cause ?
D’une impure vie ; l’impie péché et la femme qui couche tard
Chaque soir on voit son récidive, le matin encore un mépris sans pause
Et par effet, on croit qu’une silhouette, embrasse et regard
Et par vision, on entrevoit deux âmes se découvrent et s’interposent
Dieu, sois bon que je ne sois hagard


Hommage à la prostituée malgré elle

 

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